Les Burundais n’ont pas d’injonctions à recevoir d’un américain ou un européen

« Que tout le monde le sache bien, ce n’est ni un américain ni un européen qui viendra nous dire comment la gestion du Burundi doit être faite! La colonisation est terminée, c’est à nous Burundais de savoir comment gérer le Burundi » a dit Willy Nyamitwe, conseiller à la présidence lors d’une interview qu’il a accordée à la BBC.

Mr Nyamitwe ajoute qu’il y’a des personnes qui ont comme stratégie, ternir l’image du Burundi et surtout à la veille de rencontres importantes comme celles de la commission de sécurité des Nations Unies. « Il y’a des discours que ces personnes tiennent pour essayer de faire croire que des troupes de maintien de la paix sont nécessaires dans notre pays».

Ce conseiller du président Nkurunziza a réagi sur les propos de l’envoyé spécial des Etats unis dans la région des Grands Lacs, Tom Perriello qui a dit lors de la conférence de presse qu’il a tenue ce mardi après sa visite à Bujumbura, que le président Nkurunziza et le gouvernement Burundais "tiennent régulièrement un double langage et ne mettent pas en pratique les promesses faites lors des différents entretiens".

« Cet envoyé devrait d’abord évaluer les promesses que le président Obama a faites aux américains comme la fermeture de Guantanamo. Obama est à la fin de son mandat, est ce que Guantanamo a été fermé? Que les Américains s’occupent de leur problème et nous on se chargera des nôtres» ajoute Mr Nyamitwe

Sur le non respect de la promesse de déploiement de 200 observateurs de l’Union Africaine que le président Nkurunziza a faite à Mr Periello.

Willy Nyamitwe répond : « Cet envoyé spécial ne suit même pas les discours ténus dans les rencontres internationales. Dans la récente rencontre ténue au mois de mars à Genève, le représentant de l’Union Africaine a dit que le gouvernement Burundais a accepté que 200 observateurs soient déployés mais que l’UA n’a pas les fonds nécessaires pour ce déploiement et qu’il cherche ces financements auprès de l’ONU ».

Mr Nyamitwe de conclure, "Perriello est un envoyé, il n’est ni Dieu ni Burundais. Ce sont les Burundais qui ont le dernier mot sur ce qui concerne le Burundi".


Publié le 21 / 04 / 2016 par

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