Ngozi-carburant : la pénurie du carburant paralyse les activités.

Sur cinq stations que compte la ville de Ngozi, aucune station ne distribue de l’essence depuis trois jours. Les stations se trouvant à l’entrée du chef-lieu de la province Ngozi possèdent uniquement quelques litres de mazout. D’autres stations ont déjà fermé les portes parce qu’elles n’ont ni l’essence ni le mazout.

Les pompistes expliquent que le carburant est devenu « rare comme de la marde de pape » dans toute la ville de Ngozi et sur les sites d’approvisionnement. Certains de ces pompistes avouent qu’ils vendent le carburant sur le marché noir à des prix exorbitants.

« Quelques bidons ont été saisis par la police mais sont revendus quelques heures après », se plaint des habitants du chef-lieu de la province Ngozi ayant requis leur anonymat. Les habitants de Ngozi accusent certains policiers d’être complices de la vente du carburant sur le marché noir.

Dans les quartiers réputés pour avoir le nombre élevé de demandeurs du carburant comme Swahili et Rubuye, un litre d’essence coûte entre 3500 et 5000 francs burundais. Par conséquent les prix de transport ont passé du normal au double. Par exemple, de la ville de Ngozi à Rurengo, le ticket a passé de 500 à 1200 francs.
La même situation s’observe à Kirundo, à Muyinga et à Kayanza.

Les burundais s’approvisionnaient en carburant au Rwanda avant que les relations entre les deux pays soient tendues, ainsi rendant quasi impossible les échanges.


Publié le 28 / 04 / 2017 par

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