RDC-Sécurité: les réfugiés Burundais rescapés des massacres de Kamanyola appellent à une enquête indépendante

Les rescapés accusent l’armée congolaise d’avoir tiré à bout portant sur ces réfugiés dans la nuit de vendredi 15 septembre 2015.Les forces de l’ordre congolaise ont d’abord arrêté deux jeunes gens parmi ces réfugiés burundais qui montaient des rondes nocturnes avec des machettes. Les autres réfugiés voulant libérer leurs camarades, Ils s’en sont pris à un agent de police du service de renseignent de la localité du sud- Kivu qui est mort sur le champ. Ce qui a jeté de la poudre au le feu, des coups de feu des soldats congolais ont retentis faisant des morts et des blessés.

Ce lundi 18 septembre 2017, le bilan des personnes tuées au camp de transit de kamanyola à l’Est du Congo s’élevait à 37 et plus d’une centaine d’autres blessées. Les victimes sont pour la plupart des réfugiés burundais à majorité des femmes et des enfants qui avaient fui la répression au Burundi.

Bujumbura a par la voix du conseiller spécial du président Nkurunziza demandé à Kinshasa de donner des explications sur ce qui s’est passé réellement à Kamanyola. Le gouvernement congolais quant à lui a déjà déclaré que les forces armées congolaises ont ouvert le feu après avoir été attaqués par des rebelles.

D’après un des rescapés, les vraies causes de cette barbarie ne sont pas connues. Ces réfugiés affirment qu’ils vivaient en harmonie avec les citoyens congolais depuis deux ans. Ils demandent qu’une enquête indépendante soit diligentée pour traduire les auteurs de ces assassinats en justice.

Ces massacres des réfugiés burundais installés sur le sol congolais ont été vivement condamnés par le CNARED. Cette plate-forme de l’opposition Burundaise en exil accuse les autorités Burundo-congolaise d’être derrière ces tueries .Elle appelle la communauté internationales à prendre des mesures qui s’imposent pour protéger les réfugiés burundais. La MONUSCO dont la base est située non loin de Kamanyola a ,elle aussi, condamné ces crimes, accusant l’armée congolaise d’avoir fait recours aux moyens disproportionnés.

Les rescapés sont allés faire un sit in devant les bureaux de la MONUSCO pour réclamer plus de protection. Ce dimanche 17 septembre 2017, les morts ont été inhumés et la MONUSCO a aidé dans l’évacuation des blessés vers les hôpitaux de Bukavu.


Publié le 18 / 09 / 2017 par

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