Rapatriement : les rapatriés burundais de Kirundo et Muyinga ont éprouvé des difficultés à rentrer

Certains rapatriés de Muyinga et Kirundo témoignent qu’ils ont eu du mal à retourner dans leur pays natal. Gatera Jean Paul âgé 45 ans s’est réfugie au Rwanda à Nemba district de Bugesera. Il s’y était exilé pour quelques mois avant de regagner le camp de Mahama toujours au Rwanda. Il n’a pas tardé à prendre la décision de rentrer dans son pays natal, le Burundi, suite aux informations faisant état de la bonne situation sécuritaire qu’il a reçues de la part de sa femme (laissée au Burundi) et de ses voisins.

Ce père de quatre enfants indique qu’il n’était pas facile de sortir du camp de réfugies situé à 170 km de Kigali. «J’ai quitté le camp de Mahama en toute clandestinité », raconte Gatera. « Arrivé au niveau de la frontière rwando-burundaise, des rwandais m’ont demandé si je rentre et j’ai répondu positivement ! Ils m’ont demandé ma carte d’identité, je la leur ai donnée puis ils l’ont gardée. Dieu Merci, j’ai pu traverser la frontière. J’ai dit aux policiers burundais que j m’étais réfugié au Rwanda et m’ont accueilli à bras ouverts » ajoute-t-il.
Ceux qui se sont exilés en Tanzanie rencontrent les mêmes problèmes que leurs compatriotes qui sont au Rwanda. Augustin Macumi avait quitté le Burundi en décembre 2016. Il était avec ses deux fils, l’un âgé de 9 ans et l’autre de 7 ans, laissant sa femme à la maison sise à la colline Kinyami dans la commune Giteranyi de la province Muyinga. Il est revenu au Burundi le 10 avril 2017. Tous les trois ont passé par les forets de Nduta et Mutenderi en Tanzanie pour enfin rejoindre la commune Gisuru de la Province Ruyigi (à l’Est du Burundi). Macumi et ses enfants disent qu’ils ont rencontré un religieux qu’il leur a donné une somme de dix milles francs burundais. Grace à ce montant, ils ont pu prendre un bus jusqu’au chef lieu de la province Muyinga. Macumi raconte qu’ils ont fait deux jours sans trêve pour franchir la frontière. Selon lui, il est difficile de quitter le camp car il ya des tanzaniens sur nommés des « sungusungu » qui les prennent pour voleurs. « Même si tu leur explique que tu rentres, ils ne t’écoutent pas », déplore ce père de deux enfants. « Moi et mes deux fils avons eu la chance de n’avoir pas croisé ces sungungu », indique –t-il. Pour ce natif de Giteranyi, les tanzaniens ne veulent pas que les burundais entrent chez eux parce que avec ces camps de réfugies, ils travaux ont une main d’œuvre moins chère voire même gratuite pour faire leur champêtres.
Les rapatriés demandent d’être dans leur retour à leur pays natal pour ceux qui le veulent.


Publié le 12 / 05 / 2017 par

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