Rapport de HRW pour l’an 2016: la situation au Burundi reste critique

L’organisation internationale des droits de l’homme Human rights watch vient de sortir son rapport annuel pour 2017 qui retrace les principaux évènements qui ont marqué l’année 2016 en matière des droits de l’homme au Burundi.

Ce rapport indique que la crise qu’a traversée le Burundi en 2015 s’est accentuée en 2016 et ceux qui en ont payé les frais sont les opposants présumés avec une brutalité accrue. Les forces de sécurité et les services de renseignement souvent avec la collaboration des membres de la ligue des jeunes au pouvoir « Imbonerakure » ont commis de nombreux meurtres, disparitions, enlèvements, actes de tortures, viols et arrestations arbitraires. Les groupes armés de l’opposition ont également perpétré des attaques et tuer des membres du parti au pouvoir.

Ce rapport ajoute que le système judiciaire burundais serait manipulé par le pouvoir, les agents du renseignement et les procédures judiciaires sont régulièrement bafouées. Le procureur général a mis en place plusieurs commissions d’enquête sur des allégations de graves violations des droits humains. Leurs rapports étaient biaisés et erronés, disculpant en grande partie les forces de sécurité et ne permettent pas de traduire en justice les responsables. De plus, 325000 burundais auraient déjà fui le pays depuis 2015 vers les pays voisins.

Selon HWR, l’année 2016 a été marquée par une forte recrudescence de la pratique de la torture par les services de renseignement et les policiers à l’encontre des sympathisants présumés de l’opposition. Les disparitions et les enlèvements secrets se sont multipliés fin 2015 et 2016. En décembre 2015 madame Marie Claudette Kwizera trésorière de la ligue des droits de l’homme Iteka a été emmenée par un véhicule soupçonné appartenir aux services de renseignement on ne l’a plus revue depuis. Juillet 2016, le journaliste Jean Bigirimana du groupe de presse Iwacu a disparu alors qu’il s’était rendu à Bugarama dans la province Muramvya.

Ce rapport signale que les jeunes Imbonerakure se sont rendus coupables de viols, de harcèlement sur des femmes dont les parents de sexe masculin considéré comme des opposants au gouvernement et ses femmes ont souvent continué à subir des menaces suites à ces viols. Ces jeunes imbonerakure ont placé des barrages routiers et postes de contrôle dans certaines provinces pour extorquer de l’argent aux passants et les ont harcelés.

L’an 2016 a été marqué par des arrestations perpétrées par des policiers et des imbonerakure : arrestation de seize membres des forces nationale de libération (FNL). Arrestation de masse pour la plus part arbitraire en mai 2016 de deux cents jeunes hommes, des étudiants pour la plus part du quartier de Musaga suite à la demande des « cahiers de ménage » nombreux d’entre eux ont été frappés. De nombreux officiers et sous officiers de l’armée Burundaise ont été arrêtés par la police militaire et certains ont été détenus par les services de renseignement avant d’être transféré dans différentes prisons du pays.

HRW mentionne également les exactions commises par des groupes armés de l’opposition. Des attaques à la grenade et des meurtres à l’encontre des membres de ce parti au pouvoir ou non ont été commis surtout dans les bars.
Les droits de l’homme et la liberté de la presse ont été malmené en 2016. Les stations de radios sont restées fermer, seul deux d’entre-elles ont été rouvertes et des nombreux journalistes sont toujours en exils. Sept organisations de la société civile ont été définitivement radiées par le ministre de l’intérieur et leurs dirigeants ont fui le pays.

HRW conclut son rapport annuel sur le Burundi en mentionnant les efforts internationaux et régionaux pour que les négociations inter burundais soit possible à Arusha même si ils n’ont pas beaucoup avancées. Néanmoins, de nombreux bailleurs ont suspendu le soutient direct au gouvernement burundais.


Publié le 13 / 01 / 2017 par

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