Rapport hebdomadaire de SOS-torture Burundi : la police opère des rafles visant les rançons

Pendant la semaine du 18 au 25 février 2017, SOS-Torture Burundi récence deux assassinats à Bujumbura et à Gitega dont les victimes sont toutes des femmes, mères de familles. L’une d’elles était cadre de la société étatique de gestion de l’eau et de l’électricité Regideso.

SOS-torture Burundi rapporte également les cas des incidents graves survenus à la prison de Murembwe (Sud-ouest du pays) le 24 de ce mois, où les policiers qui montaient la garde à cette prison ont tiré à balles réelles sur des détenus, faisant trois blessés dont un grièvement.

En date du 22 février 2017, ce rapport signale que la police antiémeute a procédé à des rafles au centre ville Bujumbura, où plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées sans distinction. Selon la police, ces opérations visaient le contrôle d’identité mais les témoins disent que plutôt qu’elles avaient pour objectif de rançonner les individus arrêtés car, chaque individu n’ayant pas de carte d’identité devait verser des pots-de-vin aux policiers pour être relâché ou à défaut, ils étaient embarqués vers les cachots.

Le rapport évoque les cas d’arrestations arbitraires au nombre de 22 dans différentes localités du pays. La plus part de ces arrestations sont liées à des mobiles politiques puisqu’il s’agit de militants du parti d’opposition FNL arrêtés à Ngozi et à Rumonge.

SOS-torture Burundi déplore que ces violations des droits de l’homme continuent à se commettre en toute impunité au Burundi et demande au gouvernement de les faire cesser.


Publié le 28 / 02 / 2017 par

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