Rumonge : plus de 130 familles de Cabara dénoncent l’expropriation de leurs propriétés

Ces familles sont à la fois des résidents et des rapatriés, elles s’opposent à la décision prise par les autorités provinciales de Rumonge d’attribuer des propriétés revendiquées par ces habitants de la colline Cabara et Mayengo zone Kigwena commune et province Rumonge aux déplacés de Cashi en commune Bugarama de la même province.

Ces habitants disent qu’ils ne peuvent pas évacuer les terres de leurs parents. Certains affirment avoir laissé ces terres au Burundi en 1972 quand ils sont partis en exil en Tanzanie à cause de la guerre civile de 72. Certains de ces rapatriés ont acceptés de partager ces propriétés avec des résidents qui exploitaient ces terres au moment de l’exil. Ils indiquent que ce partage se faisait sous la facilitation de la commission nationale des terres et autres biens en 2010.

Ils accusent les autorités de la province Rumonge de vouloir les exproprier de leurs terres pour les distribuer aux autres alors qu’ils n’ont d’autres moyens de subsistance. Ces habitants disent qu’ils vivent grâce aux récoltes issues de ces propriétés. Au cours du mois de décembre, ces habitants ont sollicité l’intervention du bureau de l’ombudsman Burundais pour les rétablir dans leurs droits.

Le gouverneur de la province Rumonge Juvénal Bigirimana contacté par la radio Bonesha déclare que ces terres appartiennent bel et bien à l’Etat du Burundi. Juvénal Bigirimana indique que l’Etat du Burundi avait prêté ces terres au projet PIA RUBUBU pour la multiplication des cultures vivrières. Ce gouverneur affirme que ces terres sont revenues au Gouvernement Burundais quand le projet PIA RUBUBU a cessé ces activités. Selon ce gouverneur, même la commission CNTB n’avait pas le droit d’attribuer ces terres aux rapatriés. Le gouverneur Juvénal Bigirimana invite ces rapatriés à saisir la justice contre cette commission. Des travaux de traçage des pistes et de délimitation ont récemment commencé selon ces habitants.

Une personne du nom de Hamenyimana Alexis est actuellement sous les verrous au cachot de la police à Rumonge. Elle est accusée par les autorités provinciales d’avoir incité à la révolte ces habitants qui ont arraché les bornes de délimitation de ces parcelles.


Publié le 10 / 01 / 2017 par

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