SOS-torture dénonce la surpopulation des prisons du Burundi

Jusqu’à la fin du mois d’avril 2016, les treize prisons du Burundi, qui ont une capacité d’accueil de 4.194 détenus, contenaient une population pénitentiaire de 8.613 soit plus de la moitié. Les prisons de Mpimba, Gitega, Muramvya, Ngozi et Ruyigi viennent en tête de liste avec deux fois et même trois fois plus que leur capacité d’accueil. A titre exemplatif, la capacité d’accueil de la prison centrale de mpimba est de 800 prisonniers alors que la population pénitentiaire est de 3259 soit plus de 407%. Ce surnombre des prisonniers rend pénible la vie de ces derniers car ils sont obligés de faire des tours de rôle pour dormir pendant la nuit.
Selon SOS-torture, les facteurs de cette surpopulation carcérale sont liés au recours à la détention abusive, les dépassements des délais de procédure et de détention préventive prolongée, etc. La majorité des prévenus arrêtés durant la crise sont poursuivis pour insurrection, tentative de coup d’Etat, atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, détention illégale d’arme à feu et participation aux bandes armées.
SOS-torture regrette que pour des affaires simples ou banales, des personnes passent en détention préventive des années sans que leurs affaires soient portées devant le juge. Les détentions massives et prolongées se remarquent également dans la mesure où les effectifs des détenus préventifs ont tendance à dépasser ceux des détenus condamnés. Les statistiques de la situation carcérale du ministère de la Justice pour la fin du mois d’Avril 2016 montrent un total de prévenus dans toutes les prisons de 5.054 tandis que les condamnés s’élèvent à 3.505.


Publié le 16 / 05 / 2016 par

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