SOS-torture : encore des assassinats et arrestations des personnes au cours de la semaine du 30 juillet au 6 août

Dans ce rapport hebdomadaire, SOS-torture, déclare que deux personnes dont une femme ont été assassinées. Leurs corps ont été retrouvés l’un en commune Busiga, l’autre dans la rivière Mubarazi de la commune Muramvya. Cette organisation évoque également des arrestations arbitraires qui ont continué dans certaines localités. Au moins huit personnes ont été arrêtées dans différentes localités dont un président du parti Frodebu en province Karuzi.
Le cas du journaliste Jean Bigirimana du groupe de presse Iwacu est aussi évoqué, avec des chances de plus en plus maigres de le retrouver vivant plus de deux semaines après son enlèvement par des individus identifiés comme des agents du service national des renseignements (SNR). En plus de cette disparition forcée, un autre journaliste Burundais du nom de Boaz Ntaconayigize a été agressé aux couteaux à Kampala en Ouganda où il s’est exilé.
SOS-torture regrette dans son rapport, la demande de radiation du barreau de Bujumbura à l’encontre de quatre avocats par le procureur général près la Cour d’appel de Bujumbura. La Campagne SOS Torture/ Burundi qualifie cette demande comme une tentative de sabotage du travail des défenseurs qui ont saisi les différents mécanismes régionaux, internationaux et onusiens sans oublier la Cour Pénale Internationale (CPI) sur les violations graves des droits de l’homme au Burundi.
Il s’agit de Me Armel Niyongere qui fait partie de l’équipe d’avocats qui représente 60 familles des victimes d’exécutions extrajudiciaires qui ont récemment saisi la cour pénale internationale. Me Vital Nshimirimana, président du forum pour le renforcement de la société civile (Forsc), Me Dieudonné Bashirahishize vice-président de l’East Africa Law Society, et Président du collectif des avocats des victimes de crimes de droit international (CAVIB) et Me Lambert Nigarura, président de la Coalition Burundaise pour la Cour Pénale Internationale et coordinateur-adjoint de la Campagne SOS-Torture Burundi.
Selon SOS-torture, en plus de leurs activités au sein de leurs organisations respectives, les quatre défenseurs sont victimes des poursuites qu’ils ont engagées contre l’Etat du Burundi devant des juridictions régionales et internationales (Cour de Justice de la Communauté de l’Afrique de l’Est, Cour Pénale Internationale et commission africaine des Droit de l’Homme et des peuples).
Le rapport revient enfin sur la libération de cinq élèves détenus durant deux mois pour gribouillage de la photo du Président Pierre Nkurunziza dans les manuels scolaires. Cette organisation de défense des droits humains exige au gouvernement burundais le respect des droits de ces citoyens.


Publié le 8 / 08 / 2016 par

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