Tendance des prix sur les marchés, selon le Bulletin mensuel N° 012 du MINAGRI : Période d’enquête ; du 28 mars au 24 avril 2016

La tendance générale haussière se poursuit pour l’essentiel des produits de grande consommation (haricot, manioc, maïs et pomme de terre) mais une baisse par rapport au mois précédent, due probablement à la période de récolte est constatée pour le riz à grain court.
Du côté des principaux marchés suivis, les indices continuent à évoluer de manière irrégulière, tantôt à la hausse, tantôt à la baisse, sans permettre de conclure à une hausse ou une baisse généralisée au niveau de l’ensemble des marchés suivis : par exemple, alors que l’indice marché de Cankuzo a baissé au cours des deux derniers mois, ceux de Ngozi, Kayanza et Muyinga ont augmenté par rapport au mois précédent.

Evolution des prix
Selon toujours le bulletin du ministère de l’agriculture paru le 18 mai 2016, entre le mois de mars et avril le prix du maïs a continué à baissé à Cankuzo par rapport au mois précédent (-25,59%) mais la baisse a été moins forte que celle du mois d’avant (-44,5%).
Bien que le prix de ce produit ait baissé dans la plupart des marchés suivis, il a tout de même augmenté au niveau de certains marchés tel que Musenyi (+30,44%), Rugombo (+9,49%) et Kirundo (+8,04%). Le prix du haricot a baissé à Wimpfizi (-36,97%), Buhiga (-13,15%) alors qu’il a augmenté à Muyange (+12,31%) et Gitaza (+11,23%).
Le prix est resté le même à Matana, Rumonge et Mukenke. Le prix de la pomme de terre a continué à augmenter au niveau de la grande majorité des marchés suivis. La plus forte hausse a été enregistrée à Rutana (+27,78%).

Disponibilité
Mis à part les produits structurellement non disponibles au niveau de certains marchés, aucun produit n’a été signalé manquant trois mois de suite au cours des douze derniers mois.
La disponibilité a été généralement bonne, même si d’un mois à l’autre, on a pu enregistrer une diminution ou une absence temporaire de tel ou tel produit par ci ou par là.
Au Burundi, le secteur agricole constitue le moteur de l’économie nationale ; il est le garant de la sécurité alimentaire des populations. L’agriculture est pratiquée d’une façon traditionnelle par environ 1.2 millions de familles rurales (90% de la population) sur de très petites exploitations dont la taille moyenne se situe autour de 0.5ha.

Avec une population qui croît à un taux supérieur à 3% dans certaines localités, il y a un grand risque que la vulnérabilité des populations en insécurité alimentaire ne s’aggrave et que l’économie ne régresse si des investissements adéquats ne sont pas mis en place.

Pour pallier à cette situation, le Gouvernement du Burundi à travers le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a élaboré des politiques sectorielles, des stratégies, des programmes et des plans d’actions visant à relancer le secteur agricole : Stratégie Agricole Nationale (SAN), Programme National de Sécurité Alimentaire (PNSA).

Ces derniers mois, la production de la culture du café, considérée comme la principale culture industrielle a chuté et le sucre se raréfie.


Publié le 24 / 05 / 2016 par

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