Treize cas d’assassinat et plusieurs arrestations dans une semaine, SOS-Torture déplore

Dans un rapport hebdomadaire de la période du 7 au 14 janvier 2017, le SOS-Toture indique que les violations graves des droits humains continuent à se commettre en toute impunité au Burundi.

Selon ce rapport, au moins treize personnes ont été assassinées dans différentes localités du pays. Parmi celles rapportées, figurent huit corps sans vies découverts dans un buisson dans la zone Kanyosha au sud de la capitale Bujumbura. L’administration locale s’est précipitée à enterrer les victimes sans aucune volonté de chercher à les identifier, ni mener des investigations. Dans la province Cibitoke, les assassinats ciblés basés sur des allégations de sorcellerie se multiplient depuis plusieurs semaines. SOS-Torture Burundi relève deux nouveaux cas cette semaine.
Le rapport évoque aussi les arrestations arbitraires dont celle d’un officier encore en activité au sein de l’armée burundaise. Le service national de renseignement mène régulièrement des arrestations de militaires alors qu’il n’est pas habilité à interpeller des militaires en activité car seules la police militaire et l’auditorat ou auditorat général suivant la catégorie et le grade du militaire concerné ont les prorogatives de mener cette opération. SOS- Torture déplore le silence des instances judiciaires militaires face à ces vices de procédure.

Ce rapport hebdomadaire évoque aussi les arrestations « arbitraires », des agents de la police. Le rapport cite Alexis Hamenyimana de la zone Kigwena, commune et province Rumonge (sud du pays) le 7 janvier 2017. Des proches rapportent que la décision de l’arrêté émanait du gouverneur de la province Rumonge selon SOS Torture. Le tort de M. Hamenyimana est de s’être opposé à l’expropriation de ses terres ainsi que d’autres habitants situés dans la zone Kagwena

SOS -Torture parle de l’arrestation du Major Elie Niyonkuru, un officier de l’armée burundaise, à son domicile au quartier Kajiji, zone Kanyosha, commune Muha (sud de Bujumbura) le 12 janvier 2017. Aucun motif de l’arrestation n’a été évoqué lors de l’opération. SOS-Torture Burundi note qu’il a été relâché le lendemain après une nuit au cachot du même service des renseignements« SNR », l’Atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat est la charge qui pesait sur lui avant d’être relâché faute de preuves irréfutable de cette accusation.

Un autre cas d’arrestation que SOS Torture a rappelé, c’est l’interpellation d’un militaire à la retraite, Savin Nsavyimana, à Gitunda, commune Nyanza Makamba (sud du pays) le 12 janvier 2017. La décision émanait du parquet qui a émis un mandat d’arrêt pour possession illégale d’armes.

SOS-Torture Burundi note cependant que Monsieur Nsavyimana avait été arrêté une première fois le 25 décembre 2016 et libéré par le même parquet pour défaut de preuves (seuls une cartouche et un chargeur avaient été trouvés lors d’une fouille dans certains ménages du quartier).


Publié le 16 / 01 / 2017 par

Vos Commentaires

Donnez votre commentaire sur cet article!

Attention : votre commentaire n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un l'équipe éditoriale de Bonesha FM.

Votre Nom
Votre Email
Votre Commentaire