Un an après le début de la crise, l’ONG Defend Defenders salue le courage des défenseurs des droits de l’homme Burundais

« Les radios, autres fois sources principales d’information pour la population majoritairement rurale du Burundi, ont été réduites au silence pour ainsi dire. En amont du mois d’avril 2015, les journalistes ont fait l’objet d’intimidations, d’arrestations et de détentions fréquentes.

Le 14 mai 2015, lorsque leurs radios ont été attaquées et mises à feu, ils ont perdu leurs bureaux, leurs équipements et leurs moyens de subsistance. Un silence assourdissant est tombé sur le Burundi, et les journalistes ont dû fuir le pays ou entrer dans la clandestinité » tels son entre autres mots utilisés par l’organisation Defend Defenders (East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project) dans son rapport sur la situation actuelle des défenseurs des droits de l’homme au Burundi.

Dans ce rapport intitulé « Un an après le début de la crise, un silence assourdissant est tombé sur le Burundi » sorti ce mardi 26 avril 2016, une année après le début de la crise Burundaise, l’ONG Defend Defenders souligne le black-out régnant après la destruction des principaux médias privés.
Ce rapport note que les multiples mis en garde des défenseurs des droits de l’homme sur l’évolution inquiétante de la situation pendant la période pré- électorale et cela à un coût personnel souvent élevé, ont été vains. Cette ONG explique cela par le fait que le décor était planté pour une répression rapide et féroce, et la police, l’armée et autres groupes affiliés au parti au pouvoir ont commis des crimes innommables.

Defend Defenders salue le courage de la communauté burundaise de défenseurs des droits de l’homme qui a une fois de plus démontré son engagement et son courage face à l’adversité : « Des groupes de défenseurs ont organisé des campagnes en exil, s’assurant ainsi que les informations recueillies par les observateurs sur le terrain voient la lumière du jour. À partir de la sécurité relative de l’exil, des campagnes telles que SOS -Torture permettent d’informer la communauté internationale des violations des droits de l’homme qui se déroulent au Burundi. Les radios en exil telles que Radio Inzamba ont réuni les journalistes de différentes radios privées et contribuent quotidiennement à ce flux d’information.

D’autres initiatives sont également en cours malgré les difficultés opérationnelles et financières. Leur travail d’observation et de communication est essentiel, et il est à espérer qu’un jour il contribuera à rendre justice aux centaines, si ce n’est milliers de victimes qui ont été enlevées, torturées et tuées. »
Cette ONG conclut son rapport en appelant la communauté internationale et les mécanismes africains et onusiens à accroître la pression sur le gouvernement burundais pour qu’il permette à la société civile et aux journalistes de reprendre leurs activités en sécurité, sans crainte de représailles, tout en conservant leur indépendance et garantir que leurs voix fassent partie intégrante de la solution à la crise.

Defend Defenders exprime son soutien aux défenseurs burundais au Burundi, en Ouganda, en Tanzanie, au Rwanda et ailleurs, leurs remercie pour le travail qu’ils continuent de faire, dans des circonstances extrêmement difficiles et les encourage à rester unis et solidaires.
Ont signé ce rapport les organisations :
- Action des Chrétiens pour l’abolition de la Torture – Burundi (ACAT-Burundi)
-Association pour les Droits Humains et des Personnes Détenues (APRODH)
-Campagne SOS-Torture/Burundi
-Coalition Burundaise des Défenseurs des Droits de l’Homme
-Coalition de la Société Civile pour le Monitoring Electoral (COSOME)
-Defend Defenders (East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project)
-Forum pour la Conscience et le Développement (FOCODE)
-Forum pour le Renforcement de la Société Civile (FORSC)
-Ligue ITEKA
-Observatoire de la lutte contre la Corruption et les Malversations Économiques (OLUCOME)
-Réseau des Citoyens Probes (RCP).


Publié le 27 / 04 / 2016 par

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