Une année de représailles sur les contestataires du 3ème mandat de Nkurunziza

Des manifestations commencent très tôt le matin du 26 avril en Mairie de Bujumbura et tous les jours des jeunes, vieux avec des branches d’arbres dans les mains en chantant contre le troisième mandat, des agents de sécurité n’ont pas tardé à user de la force. La première victime est un jeune de Mutakura qui a été fusillé alors qu’il levait les mains. Jean Népomuscène Komezamahoro était chez lui. Après, les manifestations prennent une grande ampleur et les manifestants voulant entrer au centre ville sur la place de l’indépendance sont accueillis par les tirs à balles réelles des forces de l’ordre. Certains sont tués et d’autres blessés et d’autres encore emprisonnés et torturés sans oublier des disparitions forcées. Les choses s’empirent le 14 mai 2015 quand une partie de l’armée décide de faire un coup d’Etat contre le président Nkurunziza. Des policiers et soldats loyalistes tuent et exécutent toute personne impliquée dans ce putsch y compris ceux qui ont osé contester contre le troisième mandat. Cinq radios indépendantes ont été brûlées, des milliers de Burundais ont fui le pays et certains jeunes manifestants ont choisi le chemin de se protéger. Pire encore, la scène du 11 et 12 décembre quand un groupe d’hommes armés a attaqué des camps militaires. Des agents de sécurité en collaboration avec des imbonerakure jeunes affiliés au Cndd -fdd ont envahi les quartiers contestataires, ils ont tué plus d’une centaine, des femmes ont été violées, sans oublier des vols dans des ménages. La sécurité reste à désirer car, même pour les quatre mois de l’an 2016, des assassinats continuent et à part les civils, les tueries s’étendent jusqu’aux forces de l’ordre et les officiers sont les plus visés. La cours pénale internationale dresse un bilan de plus de 430 personnes tuées, plus de 3400 personnes arrêtées et plus de 230 mille personnes qui ont fui le pays vers les pays voisins.


Publié le 26 / 04 / 2016 par

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